FRANCE 24 Arabic / Talkshow

Le Figaro

alyaa-gad

Sur YouTube, une docteure égyptienne lève les tabous sur la sexualité

Par Paméla Rougerie | Le 08 septembre 2015


Alyaa Gad, une médecin égyptienne basée en Suisse, est suivie par des milliers de personnes sur Youtube. La raison de son succès ? Ses vidéos qui abordent librement la sexualité et la santé, dans un monde arabe où ces thématiques sont encore tabou..a

Habillée de manière austère, les mains croisées sur son bureau, la docteure Alyaa Gad capte immédiatement l’attention. L’Égyptienne impressionne d’autant plus que ses consultations se font désormais devant des milliers de patients, sur sa chaîne Youtube, créée en 2010. Ses sujets de prédilection ? La sexualité, la santé ou encore la famille.a

Des thèmes parfois délicats pour un public arabe qui manque de réponses sur ces sujets, selon elle. « Les Arabes sont en demande d’information, qu’ils soient originaire d’Égypte, d’Arabie saoudite ou du Maroc. Au début, je recevais des centaines de messages sur ma boîte mail, ce qui m’a encouragé à poursuivre dans cette voie. » , confiait-elle à Slate.fr en janvier. Sa vidéo la plus regardée à ce jour, avec 6 millions de vues, traite des causes de l’impuissance chez l’homme. Au total, la chaîne d’Alyaa Gad réunit plus de 150.000 abonnés et cumule plus de 30 millions de vues.a

Sur le site égyptien Because, le médecin explique avoir longtemps bataillé pour sensibiliser le public arabe aux questions de sexualité et l’alerter sur la situation des femmes. « J’ai essayé pendant dix ans d’attirer l’attention sur mon projet, mais tout ce que j’obtenais, c’était des gens qui me faisaient de fausses promesses et me laissaient tomber. J’ai finalement décidé de faire ça tout seule et cela marche très bien. » Elle nuance : « Le principal problème, c’est qu’il m’est impossible de toucher tout le monde, notamment les mères et les enfants qui vivent dans des villages égyptiens isolés. Cest le nouveau challenge auquel je me confronte actuellement. » Elle raconte avoir contacté des éducateurs prêts à montrer ses vidéos dans les villages où ils se rendent.a

.
 La sexualité, tabou persistant en Égypte

En Égypte, la sexualité reste un vrai tabou. Les jeunes hommes, mal informés, se référent à la pornographie, qui véhicule des standards irréalistes. « Le fossé entre les films pornographiques et la vraie vie est d’une violence insoupçonnée », raconte-t-elle à Slate.a

Une ignorance difficile à combattre, d’autant plus que les conventions sociales empêchent d’aborder librement le sujet. L’un de ses collègues égyptiens, proche des Frères musulmans, a d’ailleurs lancé une campagne de dénigrement à son sujet sur Twitter, l’accusant de faire la promotion de la masturbation ou d’être une adepte de l’athéisme, comme le raconte le site d’information canadien La Presse.a

Après avoir voyagé et étudié en Europe, Alyaa Gad s’est installée en Suisse depuis le lancement de sa chaîne. Elle semble malgré les obstacles tenir à son objectif : informer son public, à travers des dizaines de vidéos publiées tous les mois, en arabe et en anglais. « Il faut que les gens arrêtent de croire que le sexe n’est pas moral. Cette façon de penser est le terreau de frustrations dangereuses. », affirme-t-elle.a

 

اليوم السابع

بروفايل.. ما لا تعرفه عن “علياء جاد” مناضلة مصر ضد الأمية الصحية على الإنترن

logoyoum7

كتبت سارة درويش

5444 إجابة على استشارات طبية واجتماعية و267 فيديو تعليمى فضلاً عن آلاف التغريدات بذلتها “علياء جاد”، من أجل رفع الوعى الصحى والتعليمى فى مصر والعالم العربى بشكل مجانى وتطوعى من خلال الإنترنت؛ وجعلت الجرأة فى تناولها للموضوعات الصحية خاصة المتعلقة بالتوعية الجنسية اسمها مقترنًا بالكثير من الجدل خاصة فى المناطق التى تعتبر الثقافة الجنسية منطقة محظورة، بينما تعتبر هى غياب الثقافة الجنسية فى الدول العربية أساس الكثير من المشكلات الصحية والنفسية، وتراها سبب الطلاق الأول فى العالم العربى

من هى علياء جاد؟

تخرجت “علياء جاد” فى كلية الطب بجامعة عين شمس، وحصلت على درجة فى تدريس العلوم الصحية وهو تخصص يتبع قسم الصحة العامة وطب المجتمع والبيئة، ثم هاجرت إلى هولندا قبل قرابة العشرين عامًا، ودرست تبسيط العلوم الصحية وعملت بالتدريس فى جامعة أمستردام، أما الآن فهى تقيم فى سويسرا مع زوجها وابنيها، وإلى جانب الطب والتوعية الصحية هى فنانة تشيكلية تعرض أعمالها الفنية فى أحد المعارض بسويسرا.

علياء جاد” تحارب الأمية الصحية عبر الإنترنت

ونجحت “علياء جاد” الطبيبة الهولندية المصرية من خلال قناتها الشخصية على “يوتيوب” فى جذب آلاف المتابعين منذ إنشائها فى 27 مارس 2010، حتى انها حصلت فى نوفمبر 2014 على وسام من “يوتيوب” لحصولها على 100 ألف متابع، وهو العدد الذى وصل الآن إلى 150 ألف ونصف متابع، مع أكثر من 31 مليون مشاهدة لفيديوهات القناة. فيما نجحت قناتها التعليمية الصحية “أفهم” فى الحصول على 47 ألف متابع وتحقيق أكثر من 5 ملايين مشاهدة منذ إنشائها فى يوليو 2013

قناة أفهم” مشروع تطوعى لرفع الوعى الصحى
وتهدف من خلال قناة “أفهم” إلى تحسين مستوى الوعى الصحى بين المتحدثين بالعربية وخاصة فى ما يتعلق برعاية الأم والطفل والعلاقات الأسرية، إضافة إلى إلقاء الضوء على أهمية الصحة النفسية فى تحسين حياة الإنسان، وتوضيح دور الأفراد فى الحفاظ على البيئة والصحة العامة وكذلك التوعية بالتخصصات الطبية المختلفة ودورها فى معالجة الأمراض.

ولا تكتفى “جاد” بنشر التوعية من خلال “يوتيوب” بل تجيب بشكل مجانى على الاستشارات الطبية والأسئلة الصحية المحرجة التى توجه إليها من خلال موقع “آسك إف إم”، خاصة تلك الأسئلة التى لا يجد أصحابها فرصة لطرحها فى الواقع

Boulevard de l’islamisme (French)

Alyaa BDI

Une Egyptienne de Zurich enseigne la santé et la sexualité par Youtube

Alyaa Gad est médecin et réalise des vidéos destinées à faire progresser les connaissances des femmes et des hommes du Moyen-Orient sur la santé et la sexualité. Très populaire, elle mène aussi sur twitter un vif combat contre la charia.

Alyaa Gad est en Europe depuis une vingtaine d’années, elle vit aujourd’hui à Zurich. Elle est médecin, d’origine égyptienne. J’ai découvert son existence par Poste de Veille. Un hashtag qu’elle a créé, traduit de l’arabe par «Pourquoi nous rejetons l’application de la charia», a fait le buzz fin 2014. Mais cette initiative n’est que l’écume d’une activité beaucoup plus originale: l’éducation à la santé et à la sexualité par le biais d’une chaîne TV sur Youtube, avec la préoccupation majeure de la situation des femmes. La chaîne diffuse cet enseignement en arabe et en anglais.

Alyaa Gad fait passer des valeurs humanistes et égalitaires par le biais d’un langage médical qui réussit mieux que des discours idéologiques. Ses productions ont déjà attiré des millions de visiteurs.

La découverte de cette franc-tireuse courageuse, ignorée des médias, valait bien une visite. La quarantaine joyeuse, Alyaa Gad nous accueille avec chaleur. Elle vit en Suisse avec son mari allemand depuis cinq ans. Elle a habité auparavant une dizaine d’années aux Pays-Bas, puis en Allemagne. Elle parle hollandais, arabe, anglais et allemand et s’excuse de ne pas encore maîtriser le suisse-allemand. «Quand nous avons eu des enfants, nous avons eu envie de nous installer en Suisse pour des raisons familiales et en raison de son bon système éducatif. Aux Pays-Bas, j’enseignais dans une école d’infirmières. Ici à Zurich, mon mari dirige une clinique, et étant moi-même médecin, je travaille avec lui.»

Elle rêvait depuis l’âge de 20 ans de mettre sur pied des programmes d’éducation pour les femmes égyptiennes. «Mais dans les années 90, il n’y avait pas Internet. Pendant 15 ans, j’ai essayé d’impliquer des chaînes de télévision dans mon projet, aucune ne s’est montrée intéressée.” On n’est jamais si bien servi que par soi-même: elle en a créé une sur YouTube il y a 5 ans. Ses initiatives ne manquent pas de piment, ni de surprises.

Les femmes veulent parler mode 

Elle produisait ses vidéos en arabe, désormais elle y a ajouté l’anglais. «Dans les pays riches du Moyen-Orient, j’estime que 50% des gens sont venus pour travailler, ils ne parlent pas arabe». Elle est aidée par une petite équipe technique de Hildebrand Media. «Ce qui les a décidés, ce sont les 6 millions de vues d’une de mes vidéos.» Et l’adhésion au projet!

Au début, le public était principalement égyptien, «mais maintenant de plus en plus de mes téléspectateurs habitent en Arabie Saoudite». Et bizarrement, 85% de son public est masculin. «J’ai du mal à intéresser les femmes. Pour y arriver, je dois commencer par parler mode, maquillage, etc.» Et pour les deux sexes tenir compte de la mentalité islamique.

Cette année, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, elle a eu la surprise d’être invitée par une chaîne saoudienne pour parler des droits des femmes. Elle raconte: «À la suite de cette émission, j’ai reçu un nombre incroyable de tweets insultants, la plupart d’Arabie Saoudite… Et une vingtaine de tweets élogieux. Les femmes des pays arabes doivent se battre contre trois fléaux qui s’entremêlent: la pauvreté, l’ignorance et la maladie.»

Elle possède plusieurs chaînes: Afham TV, iUnderstand TV, EWA (English with Alyaa). Le thème «Sexe lors de la première nuit» lui a valu 2,3 millions de vues. Celui sur l’éjaculation précoce encore bien davantage. «Quand je vais en Égypte ou à Dubaï, je constate que beaucoup de gens me connaissent. Mais souvent, ils ne savent pas comment me considérer. D’un côté ils savent que je suis très anti-charia, et d’un autre ils ont besoin de moi, car je leur transmets des informations importantes sur leur santé.»

Masturbation et excision

Lorsqu’elle a réalisé un programme sur la masturbation féminine, les hommes se sont indignés. Elle leur a répliqué: «Sachant que vous êtes souvent en voyage -beaucoup d’hommes Égyptiens partent travailler dans un pays du Golfe-, préférez-vous que votre femme se contente elle-même ou qu’elle vous trompe avec un autre ? Une femme bien dans son corps aura une sexualité plus épanouie et c’est aussi dans votre intérêt.»

Elle constate que l’éducation sexuelle des hommes, dans les pays arabes, se fait par la pornographie. La grande majorité est accro. «Il y a des films d’éducation sexuelle, mais ils ne les regardent pas, 99% préfèrent le porno, avec ses illusions genre orgasme féminin en 5 secondes. La plupart des vidéos qu’ils visionnent mettent en scène des femmes blanches et très jeunes. Nourris de ces fantasmes, ils traitent leur femme comme celles de ces films, ils méprisent les femmes réelles. Cette réalité est source de grandes difficultés dans les couples.»

Entre 80 à 90% des femmes égyptiennes sont excisées. «Si ma mère ne m’a pas fait exciser alors qu’elle l’était elle-même et que ses sœurs ont fait exciser leurs filles, c’est parce que nous vivions alors au Koweït, où l’excision n’est pas pratiquée.» Elle a aussi abordé ce sujet: «Je l’ai fait en me fondant sur des faits scientifiques, objectifs, j’ai entre autres expliqué le rôle du clitoris dans le plaisir. Beaucoup de femmes me disent combien elles sont désespérées de ne rien sentir durant les relations sexuelles, l’une d’elles s’est même suicidée.»

Elle cherche des financements. Mais les organisations internationales et les ONG sont focalisées sur les changements politiques (lois en faveur de l’égalité notamment) et très peu sur les manières de faire évoluer les mentalités. Pour l’instant, le seul sponsor d’Alyaa est son mari.

Inciter à la tolérance

Dans le monde arabe, l’ignorance est immense dans les domaines de la santé et du handicap. Un professeur lui a par exemple révélé n’avoir jamais entendu parler de dyslexie. Elle a aussitôt réalisé un programme sur le sujet. Un internaute lui a alors avoué avoir compris ce qui gâchait toute sa vie.«Par l’information, j’essaie de rendre les gens plus compréhensifs et plus tolérants envers la différence, le handicap. Cela peut sauver des vies. Mais je dois y aller progressivement. Les mentalités évoluent lentement.»

A-t-elle essayé d’obtenir un soutien à son action de la part des imams et associations musulmanes de Suisse? La question l’amuse: «Bien sûr que non, ils ne m’aiment pas. Ils savent que je suis très anti-charia. J’essaie d’ailleurs d’alerter les Occidentaux sur la naïveté qui consiste à croire que la charia peut être adoucie. La charia est pire que l’idéologie nazie.»

Lorsqu’elle remet en cause certaines affirmations du Coran dans ses vidéos, c’est en se plaçant sur le terrain scientifique. «J’ai parlé par exemple du développement de l’embryon. D’après le Coran, les os se forment avant la chair. J’ai montré que c’est le contraire.» 

Selon elle, nos sociétés sont bien naïves. «Quand je suis arrivée en Occident, j’étais assez religieuse. J’avais subi le lavage de cerveau classique contre les Occidentaux -des gens sans morale, sans esprit de famille, sans pudeur… En fait, l’Occident est tolérant, c’est bien, mais parfois il faut cesser de l’être pour se défendre. Les Pays-Bas paient aujourd’hui leur trop grande tolérance. Certaines mosquées ont un discours du genre: reproduisez-vous afin que nous soyons un jour en majorité pour supprimer la démocratie et instaurer la charia. Je pense que la culture occidentale pourrait très bien disparaître.»

Eduquer les nouveaux arrivants en Europe

Elle considère que l’immigration est nécessaire, mais elle préconise des conditions d’accueil drastiques. «Vous en avez besoin, parce que vous n’avez pas assez d’enfants. Mais vous devez absolument éduquer les nouveaux arrivants afin qu’ils acceptent totalement la mentalité occidentale.»

Le chaos actuel des pays arabes, les persécutions qu’ils font subir, leurs luttes fratricides correspondent à ses yeux à un chaos mental: «Il y a une grande immaturité émotionnelle au Moyen-Orient. La haine se dirige vers certains groupes sans fondement rationnel, par exemple sunnites contre chiites, alors que les gens ne connaissent même pas la différence entre les deux. Il existe une grande haine contre tous ceux qui sont différents. C’est dû à l’ignorance et à la pauvreté.»

Alyaa a abondamment relayé et commenté un célèbre hashtag en arabe qu’on peut traduire par «Moyen-Orient Hôpital psychiatrique». «Nous listons les contradictions du monde arabe. Ce que nous faisons, c’est tendre un miroir. L’être humain a besoin d’argent et de nourriture, mais aussi d’éducation.»

Les pays du Golfe, observe notre interlocutrice, possèdent les médias de la région et exercent une grande influence dans le monde arabe. «Les Occidentaux n’imaginent pas la haine que produisent ces médias à leur encontre. L’argent du pétrole nourrit l’idéologie wahhabite.»

Les textes religieux ne sont pas sa tasse de thé. Enfant, elle a été traumatisée par l’histoire d’Abraham prêt à tuer son fils, puis plus grande par le mariage de Mahomet avec la petite Aïcha.«Plus tard, j’ai été choquée en lisant les textes, par exemple Bukhari et ses hadiths. En général, les musulmans modérés ne savent pas ce qui est écrit dans ces livres fondateurs.»

AU PROGRAMME

Alyaa Gad valorise dans ses interventions l’intelligence individuelle, le fait de penser par soi-même, l’égalité des sexes. Elle se place sur le terrain «objectif» de la médecine dans ses vidéos, mais ses convictions affleurent. Et si elle affirme «j’évite de lancer de gros pavés dans la mare», on ne peut s’empêcher de penser qu’elle adore ça. Son activité de tweeteuse (des dizaines de milliers de personnes la suivent) tendrait à le prouver. Le hashtag sur la charia est né d’attaques incessantes d’un internaute auquel elle a voulu répondre. «C’est grâce à cet imbécile que je suis devenue célèbre.» Elle est aussi très présente sur Facebook.

Ses programmes TV sont conçus pour être repris par des professionnels dans des cliniques, des lieux d’aide ou de soins. Lorsqu’elle a commencé avec son équipe à réaliser ses vidéos en anglais, leur production a comptabilisé en quelques semaines un million de clics.

Son spectre d’intervention est large: famille, développement personnel, gestion des émotions, santé, sexualité. Dans ce dernier domaine, elle a par exemple abordé la question des MST, de l’importance de la taille du pénis dans les relations sexuelles, de l’addiction à la pornographie, du point G. Et question santé: de la nécessité de la vitamine D qui implique d’exposer son corps à la lumière.

lapresse.ca

Par sa chaîne d'information YouTube, la docteure Alyaa Gad... (IMAGE TIRÉE D'UNE VIDÉO)

The boomerang effect of fanaticism

In capsules of sexual information it broadcasts on YouTube, Alyaa Gad tackles such sensitive issues as the shape and size of the penis, female circumcision, the perils of the wedding night, masturbation and impotence.

For five years, the Egyptian-born Dr. established in Switzerland tries to bridge the abysmal ignorance of his countrymen in sexual health. In one of her videos, she’s going to expose to screen different types of vaginal secretions, issue reassure Muslim who fear that they are incompatible with prayer …

His medical information chain joined 120,000 people and generated 30 million clicks in Egypt, but also in Saudi Arabia, Morocco and Iraq. But his success remained until recently confined to its target audience: Arab societies mired in taboos and prohibitions.

news-sa.com

طبيبة مصرية في سويسرا تطالب السلطات السعودية بحجب موقعها عن السعوديين للتخلص من الشتائم..!

وامس: بانوراما

تقدمت الطبيبة المصرية الشهيرة المقيمة في سويسرا علياء جاد بطلب رسمي للجهات المختصة في السعودية لحجب موقعها و حسابها في يوتيوب عن المواطنين السعوديين رغبة منها في التخلص من الشتائم البذيئة التي تصلها من المملكة.

والطبيبة علياء جاد ناشطة معروفة عبر شبكات التواصل الاجتماعي وهي متخصصة في التعليم الصحي وتبسيط العلوم الطبية، وتهدف إلى رفع الوعي الصحي والتعليمي في مصر والعالم العربي عبر حسابها في موقع يوتيوب وشبكة تويتر، إلا أنها تواجه هجوماً كبيراً وشتائم متواصلة من بعض السعوديين الذين أغرقوا صفحاتها بتعليقاتهم غير المهذبة.

وكشفت جاد عبر حسابها في تويتر أنها تلقت رداً مهذباً من مسؤول سعودي يعتذر فيه عما لحقها من أذى ويوجهها من خلاله لإرسال طلبها إلى الجهة المختصة “هيئة الاتصالات” وهو ما فعلته رغبة منها في تجاوز ما يعيق نشاطها التوعوي الموجه للعالم العربي بشكل عام

 

timesunion.com

Thomas Friedman: Islamic State is driving Muslims from Islam

The Islamic State has visibly attracted young Muslims from all over the world to its violent movement to build a caliphate in Iraq and Syria. But here’s what’s less visible — the online backlash against the Islamic State, also known as ISIS and ISIL, by young Muslims declaring their opposition to rule by Islamic law, or Shariah, and even proudly avowing their atheism. Nadia Oweidat, a senior fellow at the New America Foundation who tracks how Arab youths use the Internet, says the phenomenon “is mushrooming — the brutality of the Islamic State is exacerbating the issue and even pushing some young Muslims away from Islam.”

On Nov. 24, BBC.com published a piece on what was trending on Twitter. It began: “A growing social media conversation in Arabic is calling for the implementation of Shariah, or Islamic law, to be abandoned. Discussing religious law is a sensitive topic in many Muslim countries. But on Twitter, a hashtag which translates as ‘why we reject implementing Shariah’ has been used 5,000 times in 24 hours. The conversation is mainly taking place in Saudi Arabia and Egypt. The debate is about whether religious law is suitable for the needs of Arab countries and modern legal systems. Dr. Alyaa Gad, an Egyptian doctor living in Switzerland, started the hashtag. ‘I have nothing against religion,’ she tells BBC Trending, but says she is against ‘using it as a political system.'”

The BBC added that “many others joined in the conversation, using the hashtag, listing reasons why Arabs and Muslims should abandon Shariah. ‘Because there’s not a single positive example of it bringing justice and equality,’ one man tweeted. … A Saudi woman commented: ‘By adhering to Shariah we are adhering to inhumane laws. Saudi Arabia is saturated with the blood of those executed by Shariah.'”

alarabiya.net

الثقافة الصحية عبر مواقع التواصل الاجتماعي